Ostéopathie

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“ Le devoir du praticien n'est pas de guérir le malade,
mais d'ajuster une partie ou l'ensemble du système
afin que les fleuves de la vie puissent s'écouler et
irriguer les champs desséché. ”

A.T. Still

L’histoire de l’ostéopathie

L’ostéopathie n’est pas une science nouvelle. Elle était déjà « pratiquée » par l’homme de façon intuitive durant des siècles, depuis la Haute Egypte, Hippocrate et Claude Gallien à Rome, Avicenne de Perse…

Hippocrate fut le premier à penser que le médecin doit s’attacher à réajuster les fonctions du corps. Il s’intéressait davantage aux éléments de causalité qu’aux symptômes.

Si en France, le titre d’ostéopathe est reconnu depuis 2002, le concept ostéopathique tel que décrit par Andew Taylor Still aux Etats-Unis remonte, lui, à la seconde moitié du 19ème siècle.
Voici en quelques étapes clés l’histoire de l’ostéopathie.

ANDREW TAYLOR STILL ET LA MÉDECINE

Andrew Taylor Still naît le 6 Août 1828 en Virginie, aux Etats-Unis. Fils d’Abraham Still, médecin et pasteur méthodiste, et de Martha Moore, Andrew fréquente peu l’école mais apprend beaucoup auprès de son père et de la nature. Très jeune, il a déjà de sérieuses notions d’anatomie grâce à la chasse qu’il pratique régulièrement.
En 1844, il commence à Kansas City des études de médecine et de chirurgie qu’il ne termine pas. Capitaine de cavalerie pendant la guerre de Sécession (1861-1865), il s’engage en tant que médecin et chirurgien, et défend ses idées anti-esclavagistes. Au cours de cette période, il approfondit encore ses connaissances en anatomie. Il va de plus en plus rejeter l’usage des drogues et des produits toxiques employés par la médecine de l’époque. En effet, cette médecine héroïque atteint ses limites face aux maladies telles que le choléra, la dysenterie ou la méningite.

ANDREW TAYLOR STILL CRÉE LE CONCEPT OSTÉOPATHIQUE

Andrew Taylor Still se remet lui-même particulièrement en question en 1864 lorsque trois de ses enfants meurent d’une méningite cérébro-spinale. L’impuissance de cette médecine et de ses traitements le pousse définitivement vers une autre forme de raisonnement : il passe les dix années suivantes à faire des recherches.
Il observe alors que le dos des enfants atteints de dysenterie est chaud tandis que leur abdomen devient froid. Il comprend qu’en relâchant les muscles et en ramenant la chaleur vers les intestins, les symptômes disparaissent. Il sauve ainsi dix-sept enfants d’une issue fatale. Il devient alors évident pour Andrew Taylor Still que les fièvres et les maladies sont des effets produits par des causes primaires mécaniques : le Concept ostéopathique est en train de naître.
En 1874, Andrew Taylor Still choisit l’Université de Baldwin au Kansas pour présenter ses recherches ; il essuie un refus de la part de ses Pères.
Le 22 Juin 1874, il déclare « avoir été atteint non pas au cœur, mais au pôle de la raison » en découvrant ce qu’il nommera l’ostéopathie.

ANDREW TAYLOR STILL FONDE LA PREMIÈRE ÉCOLE D’OSTÉOPATHIE

En novembre 1892, Andrew Taylor Still fonde la première école d’ostéopathie : l’American School of Osteopathy, à Kirksville. Ses premiers étudiants sont des scientifiques et des médecins, et ses enfants font partie des premiers diplômés.
En 1899, l’école compte 150 étudiants, et plus de 30 000 traitements ont été pratiqués dans le dispensaire rattaché à celle-ci. Sa réputation est grandissante et les gens viennent de loin pour s’y faire traiter.
Le 12 décembre 1917, Andrew Taylor Still meurt à l’âge de 89 ans en recommandant à ses enfants : « keep it pure, boys, keep it pure ! ». Certainement une façon de les prévenir de la difficulté de conserver intact le concept ostéopathique, et d’anticiper les dérives possibles.

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AUX ETATS-UNIS, LES OSTÉOPATHES ACQUIÈRENT LE TITRE DE MÉDECIN

C’est en 1896, dans le Vermont, que la pratique de l’ostéopathie est reconnue pour la première fois. D’autres Etats suivent l’exemple ; commence alors une lutte intemporelle entre les MD (médecins) et les DO (ostéopathes).
En 1950, une commission d’enquête aux Etats-Unis conclut qu’il n’existe que peu de différences entre les études d’ostéopathie et les études médicales. L’Etat américain propose alors aux ostéopathes d’acquérir les mêmes droits que les médecins allopathes (prescription médicale, chirurgie, obstétrique…) par l’achat, pour 65 $, du titre de Docteur en Médecine. Une majorité d’entre eux acceptent, et peu à peu, la pratique de l’ostéopathie diminue au profit des prescriptions médicales.

EN EUROPE, LES OSTÉOPATHES REVIENNENT AUX SOURCES

C’est une poignée de résistants qui assurent la « survie » de l’ostéopathie en l’important, intègre, en Europe. En Angleterre, les premiers ostéopathes américains formés à Kirksville arrivent en 1902. Les élèves d’Andrew Taylor Still poursuivent son travail.

LA « BOULE CRÂNIENNE » DE WILLIAM GARNER SUTHERLAND

Journaliste à l’Austin Daily Herald, William Garner Sutherland quitte son poste pour reprendre des études en ostéopathie. Diplômé en 1900, il met en évidence le concept crânien après avoir observé les surfaces articulaires des différents os du crâne. Ce concept intègre l’ostéopathie dans les années 1950.

MARTIN JOHN LITTLEJOHN FONDE LA PREMIÈRE ÉCOLE EUROPÉENNE D’OSTÉOPATHIE À LONDRES

Souffrant de cervicalgie, Martin John Littlejohn consulte Andrew Taylor Still ; il ne quittera pas Kirksville avant d’en être diplômé en ostéopathie. Après avoir créé son propre collège à Chicago, il rentre en Angleterre où il fonde, en 1917, la première école européenne d’ostéopathie à Londres : la British School of Osteopathy. Grâce à lui, l’ostéopathie entre en Europe.

EN FRANCE ET EN GRANDE BRETAGNE, PAUL GENY DÉVELOPPE L’ENSEIGNEMENT DE L’OSTÉOPATHIE

Il faudra ensuite attendre les années 50 pour que Paul Geny monte la première structure française d’enseignement en ostéopathie. Après cinq procès, ce dernier quitte cependant l’hexagone pour la Grande Bretagne où il ouvre la très réputée école de Maidstone, à ce jour toujours une référence.
Dans les années 1960 grâce à des praticiens qui s’étaient formés au Royaume-Uni ou aux USA, la France progresse sur la voie de l’ostéopathie. Selon un schéma similaire, ces ostéopathes en formèrent d’autres puis ouvrirent des écoles. Les résultats thérapeutiques suivant, le phénomène s’amplifiât au point que les pouvoirs publics ne purent plus ignorer le phénomène de société. Après différents avatars allant de la création du monopole d’exercice pour les seuls médecins (1962) à un projet de loi tué dans l’œuf (1983), la France légalise l’exercice de l’ostéopathie le 4 mars 2002.
Les décret d’application relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie ont été publiés le 25 mars 2007. Il aura fallu attendre ensuite septembre 2014 pour que l’enseignement soit mieux encadré par un référentiel national commun à toutes les écoles, en 5 années sur 4860h de formation. A ce jour, on estime à près de 23 000 les personnes autorisées à porter ce titre.

Texte tirée du site : http://www.atman.fr/accueil-devenir-osteopathe/histoire-de-losteopathie/

Définition

A.T – STILL

En premier, le corps matériel, en second, l’être spirituel, en troisième, un être de pensée de loin supérieur à tous les mouvements vitaux et aux formes matérielles, dont le devoir est de diriger sagement ce grand mécanisme de vie.
(Philosophie de l’ostéopathie, 2003, p. 30)

L’ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle qui s’emploie à déterminer et à traiter les restrictions de mobilité qui peuvent affecter l’ensemble des structures composant le corps humain. Toute perte de mobilité des articulations, des muscles, des ligaments ou des viscères peut provoquer un déséquilibre de l’état de santé.

Moyens :
Après un interrogatoire et un examen approfondi des bilans radiologiques et biologiques du patient, l’ostéopathe D.O. va précisément déterminer les indications et contre-indications de sa thérapie. Grâce à des tests palpatoires spécifiques, l’ostéopathe D.O. trouve les zones du corps présentant des restrictions de mouvements susceptibles d’altérer l’état de santé. Les mains de l’ostéopathe D.O. vont chercher, trouver et réharmoniser l’ensemble des structures perturbées dans leur mobilité. L’ostéopathe D.O. choisit la technique la mieux adaptée et la plus confortable pour chaque patient en fonction de son âge et de sa morphologie. Le geste ostéopathique doit être le plus doux, le plus indolore possible et fait appel à la mobilité propre de chaque tissu.

Indications :
L’ostéopathie traite l’origine des troubles fonctionnels. En aucun cas, les patients ne doivent se dispenser des bilans et examens médicaux conventionnels.

Selon les définitions et principes annoncés, l’ostéopathie intéresse :
– Le système orthopédique et locomoteur : entorses, tendinites, lombalgies, dorsalgies, costalgies, cervicalgies, périarthrites de l’épaule, douleurs articulaires, scolioses, pubalgies, douleurs coccygiennes, blocage de mâchoires…
– Le système neurologique : sciatiques, névralgies cervico-brachiales et d’Arnold, névralgies faciales, cruralgies, névralgies intercostales…
– Le système cardio-vasculaire : troubles circulatoires des membres inférieurs, congestion veineuse, hémorroïdes, palpitations, oppressions…
– Le système digestif : ballonnements, hernie hiatale, flatulence, troubles hépatobiliaires, colites, constipation, ptôses d’organes, digestion difficile…
– Le système génito-urinaire : douleurs et dysfonctions gynécologiques, cystites, stérilité fonctionnelle, troubles de la fonction sexuelle, énurésie, prostatites, suivi ostéopathique de la grossesse…
– Le système O.R.L. et céphalique : rhinites, sinusites chroniques, pathologies asthmatiformes, vertiges, bourdonnements, céphalées, migraines…
– Le système neuro-végétatif : états d’hypernervosité, états dépressifs, anxiété, stress, troubles du sommeil, spasmophilie…
– Les séquelles de traumatismes : accidents de voiture, fractures, chutes et chocs sur toutes les parties du corps, crâne et coccyx notamment…
– Le nourrisson et l’enfant : l’épreuve de la naissance peut constituer le premier traumatisme et peut être à l’origine de pathologies aussi diverses que fréquentes comme strabisme, reflux gastro-oesophagien, rhinites chroniques, otites chroniques, troubles du comportement ou du sommeil, dyslexie et, en grandissant, attitudes scoliotiques ou mauvaise occlusion dentaire…

La liste des problèmes évoqués ci-dessus n’est pas exhaustive !

Bibliographie

STILL Andrew Taylor (Traduction P. Tricot), Andrew Taylor Still, le fondateur de l’Ostéopathie, autobiographie Édition Sully

STILL Andrew Taylor, (traduction  P. Tricot), Philosophie de l’ostéopathie Édition Sully 2003 2ème édition

SUTHERLAND William G., Textes fondateurs de l’ostéopathie dans le champ crânien Édition Sully 2002

MAGOUN Harold & SUTHERLAND William G, Ostéopathie Dans Le Champ Crânien
 Édition Originale, Sully, 11/2004

MAGOUN Harold, L’ostéopathie dans la sphère crânienne

BARRAL Jean-Pierre et  MERCIER Pierre, Manipulations viscérales 1 Édition Elsevier

BARRAL Jean-Pierre, Manipulations viscérales 2 Édition Elsevier

TRICOT Pierre, Approche tissulaire de l’ostéopathie,  un modèle du corps conscient Édition Sully 2002

UPLEDGER J. E. et VREDEVOOGD Jon-D La Thérapie crânio-sacrée, Éditions SATAS